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Biographie
Ivana Marija Vidovićest née à Dubrovnik. Elle débuta l’étude du piano dans sa
ville natale dès sa plus tendre enfance (à l’âge de quatre ans),
dans les classes de L. Cobenz et Vesna Miletić. Elle termina ses
études au Conservatoire en 1992 alors que la guerre sévissait en
Croatie. Admise à l’Académie de musique de Ljubljana, elle obtint
son diplôme final dans la classe de Tatjana Ognjanovičavec la plus
haute distinction en 2002. Au cours de ses années d’études, Ivana
se produisait régulièrement en récital, notamment avec l’Orchestre
symphonique de Dubrovnik. Victime d’un grave accident de la circulation,
Ivana persévéra et refusa d’abandonner sa carrière artistique.
Elle revint sur scène à Dubrovnik en 1997 en compagnie de l’Orchestre
symphonique de la ville, interprétant avec grand succès le concerto
pour piano et orchestre en fa majeur KV 459 de W.A. Mozart. Cette
même interprétation lui valut de recevoir le "Prix Prešeren" de l’Académie de Ljubljana en 1998. Depuis, elle retourne régulièrement vers
cet orchestre et a ainsi joué sous la direction d’Ivo Dražinić,
Tonko Ninić, Zlatan Srzićet Marko Vatovec. Outre ses apparitions
au Palais des Recteurs et au fort Revelin de Dubrovnik, elle a
joué en particulier dans les salles suivantes : Institut musical
croate de Zagreb, Regent Hall, Steinway Hall et St. Martin-in-the-Fields
à Londres, mais aussi en Slovénie (petite salle de la Philharmonie
Slovène), en Bosnie, au Monténégro, en Italie, en Espagne, aux
Etats-Unis, au Canada. En 2003, elle a enregistré son premier disque
au Royaume-Uni. Un certain nombre de compositeurs contemporains
lui ont dédié des œuvres, notamment les Slovènes Primož Ramovš,
Gregor Pirš, Žiga Stanič, les Croates Nikša Njirićet Pero Šisa,
ainsi que le Britannique Peter Seabourne. Elle s’est produite aux
côtés de grands noms du monde musical tels qu’Alberto Portugheis,
Tonko Ninićet d’autres. La personnalité créatrice d’Ivana Marija
Vidovića été tout particulièrement influencée par ses rencontres avec Yevgeny Timakin et Naum Starkmann à
Moscou, Alberto Portugheis à Londres, Eugen Indjićà Paris. En 2004,
elle fut invitée à travailler avec une légende mondiale du piano,
Lazar Berman : ses contacts avec ce maître bien-aimé se poursuivirent
jusqu’à la disparition subite de celui-ci en février 2005. Elle
se perfectionne occasionnellement à Barcelone auprès d’Alicia de
Larrocha qui l’a ainsi décrite : "une jeune pianiste douée d’un instinct naturel et d’une musicalité profonde,
d’un immense désir d’expression artistique personnelle et extravertie,
d’un goût très sûr et d’une grande délicatesse poétique". En 2006, elle a donné une cinquantaine de concerts, de la Croatie et de son
Dubrovnik natal (première apparition au Festival d’été 2006 avec
le violoniste Pavel Berman) aux tournées dans les grandes villes
italiennes en avril (Turin, Milan, Florence, Termoli) puis dans
le sud italien (côte amalfitaine). On relève également un récital
en septembre dans le cadre prestigieux de l’église St James de
Piccadilly à Londres, un récital commémorant l’anniversaire de
Dora Pejačevićà Našice sur le propre piano de la compositrice,
ainsi que des concerts en décembre en Argentine (La Plata, Buenos
Aires) et au Paraguay (Asunción).
Ivana n’est pas uniquement musicienne. Depuis son plus jeune âge,
elle se consacre à la poésie. En 2003 est paru en croate le premier
recueil de ses poésies, "Izabrane
pjesme" (Poèmes choisis), sélection de ses vers reflétant la diversité de son expression
littéraire, depuis ses textes juvéniles, vivaces et pittoresques
jusqu’à des poèmes d’amour profondément personnels. Une sélection
comparable en slovène a été publiée sous le titre "Srečno otroštvo" (Une enfance heureuse) en février 2006. Son nouveau recueil, publié en septembre
2006, est dédié à Dora Pejačevićet s’intitule "Život cvijeća" (La vie des fleurs), en référence au cycle pianistique du même nom. Ce livre
est subventionné par la ville natale de D. Pejačevićen Croatie
du nord, Našice, et a été traduit en quatre langues. En mai 2007,
la version italienne de "Srečno otroštvo" sera publiée en Italie (édition Akkuaria) sous le titre "Infanzia felice".
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